Les murs en chaux liège

Salle d’eau.

En attendant que la chape soit assez sèche (minimum 3 semaines, séchage complet environ 1 an), je rallume la bétonnière pour isoler la petite salle d’eau du Rez de Chaussée. La structure est prête, la plomberie aussi, et l’électricité passera par le plafond et les cloisons. Je traite ce coin en chaux liège car ces murs sont sujets à l’humidité par l’extérieur, et l’intérieur.

Electricité.

Encore un peu de préparation dans la chapelle avant de commencer l’isolation du mur Nord. Je pose encore quelques boitiers électriques et fixe correctement les gaines.

Mur nord de la chapelle.

Toujours pour des raisons (de risque) d’humidité, je traite le bas du mur en chaux liège jusqu’au plan de travail où se trouvera l’évier.
Je banche avec de l’osb, en utilisant des vis comme entretoise. Le béton enveloppera entièrement la structure à l’exemption des montants horizontaux sur lesquels seront fixés les meubles de la cuisine.

3 jours de boulot pour monter 90cm. Remplir derrière la banche, entre les gaines et les tuyaux, n’est pas toujours aisé. Plus on monte et moins il devrait y avoir de bazar…
En tout cas, ça fait un bon coup de propre ! 🙂

Pare vapeur

Je suis bien vexé d’avoir survolé la question du pare vapeur ! Pourtant, plusieurs fois, on m’a posé la question, et je disais non non, avec du fermacell, pas besoin… pfff !
Pendant que la chape sèche, j’ai fini par faire des recherches sérieuses et trouver déconvenue.
Il semblerait bien que le fermacell ne soit pas beaucoup plus étanche que le placo, et que la vie dans nos maisons moderne produise beaucoup d’humidité. Maintenant qu’elles sont isolées (par l’intérieur), on emprisonne l’eau (qui condense au contact des mur extérieur) dans les parois, créant ainsi des pathologies diverses et variées.
La grande leçon de ce chantier est là pour moi. Point de rénovation écologique avec des matériaux « biosourcés » puisqu’ils contiennent très souvent du polyester, et que pour les protéger dans le temps, il faut ajouter du plastique, du mastic, et du scotch… Cette technique fragile et peu réparable est sans doute assez peu pérenne et génèrera des déchets. Bref, tout ça pour ça 🙁
En tout cas, c’est lancé, on va au bout de notre connerie, je commence à poser un pare vapeur variable qui freinera une grande partie d’humidité en hiver, lorsqu’elle condense au contact du mur froid et qui la laissera passer en été, laissant sécher les murs.
Je ne suis pas très motivé, je vais le faire par étapes…

Chape isolante

Grosse étape franchie.

Démarrage du gros et long chantier chaux, dans la chapelle.
Ça fait tellement longtemps que je l’ai projeté que j’ai du mal à croire que nous y sommes…

Béton de liège.


Je commence par modeler trois boudins de béton de liège, pour tester un peu la matière, et qui serviront de référence pour tirer la suite.

Le lendemain, je rachète du sable et j’organise le chantier sur la terrasse pour ramener plus facilement le béton sur place.
Première grosse journée seul. 14 bétonnières pour couvrir environ 7m2. La préparation du béton est l’étape la plus chronophage, pas besoin donc d’être plus que deux.

Fin de la chape en liège. Couverte par du plastique pendant 4 jours pour ralentir la prise de la chaux. Après, on ventile.
La partie « inondable », autour de l’évier, est faite en béton de liège car il est imputrescible. Le chanvre est plus efficace et économique mais souffre en cas de dégâts des eaux.

Béton de chanvre.

Je continue la chape, en chaux chanvre cette fois-ci, depuis le fond du salon. Même technique des boudins de référence, et remplissage entre ces derniers. Tout en se rapprochant de la sortie… Toujours couvert les 4 premiers jours pour ralentir le tirage/séchage de la chaux (nous sommes en septembre, il fait encore chaud)

J’achète un peu de châtaigner

Je découvre la salon et poursuis dans la chapelle…

Ca se termine, après une centaine de bétonnières.

Et on découvre 4 jours plus tard… Chape finie, ça fait du bien ! 🙂

Passerelle

On soulève de la fonte !

Les bras arrivent, on se retrouve cinq à gérer la montée, ça va être facile.
Les UPNs sont montés à tour de rôle, progressivement, sur deux échafaudages. Les supports étaient prêts, ça s’est posé tranquillement. Il restera à percer quelques trous et boulonner.

On s’est fait une bonne bouffe…
Merci Jérôme, Charles, Pierre et Bruno ! 🙂

Plomberie

En attendant…

Tout est prêt pour poser les UPNs de la passerelle mais les bras n’arriveront que dans 15 jours.

J’attaque la structure en Douglas sur le mur sud de la chapelle. Je commence aussi à structurer la voute mais pour bien bosser, il faudrait que je déploie plus d’échafaudages, qu’il faudra démonter pour monter la passerelle, et ensuite recommencer… Je mets en pause !

Plomberie.

Je vais passer le temps en faisant un peu de plomberie. Je commence à faire les joints des éléments déjà montés.
En fait, idéalement, il faudrait avancer au maximum pour pouvoir mettre en pression tout ce qui est déjà déployé, avant de recouvrir.

Mise au propre des nourrices. Ajout des purgeurs en points hauts sur le réseau de radiateurs.

Mise en place des nouvelles alimentations; la soupape de décharge du poêle, le remplissage du réseau de chauffage, l’alimentation du ballon ECS, et le réseau d’eau froide.

Et je fini par les raccordements vers la maison, en prévoyant les futurs départs vers la partie « pro »…

Suspens au moment de la mise en eau. Ça commence à faire beaucoup de joints, et beaucoup de raccords sertis, que je ne teste que maintenant…
Tout est ok !! Aucunes fuites ! La classe à Dallas 😀

Je pensais m’occuper quelques jours… J’y ai passé deux semaines ! 😉

Soudure et structure

Palier.

Après avoir trouvé la bonne sensibilité de la cagoule de soudure, le bon éclairage du poste de travail, et fait quelques cordons corrects, je m’entraine sur la petite structure métallique du palier, avant de m’attaquer à la passerelle.

structure métallique, UPN, palier, scellement chimique, soudure
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Cloisons et structure.

En vue de pouvoir déployer le gros du réseau électrique, je fini les liteaux en toiture et monte la structure des cloisons à l’étage Est. Je commence aussi la structure dans la chapelle, qui sera noyée dans le chaux-chanvre, ce qui me permettra aussi de mettre en place la plomberie de la cuisine.

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Passerelle

Les deux UPN de 150Kg vont rester quelques semaines sur la benne jusqu’à ce que j’ai assez de bras pour les rentrer.

passerelle métallique, UPN

Découpe, soudure et fixation du petit UPN qui viendra recevoir les deux gros.

scellement chimique, soudure, passerelle métallique

Mise en place et équerrage du deuxième poteau.

passerelle métallique, poteaux métal

Mesures précises et découpe des UPNs.

passerelle métallique, UPN, découpe métal

Y’a plus qu’à poser ! 😉

Hiver

Vacances.

On prend quelques jours pour aller voir Seb en Moselle. Ça fait une bonne coupure mais…

Retour difficile.

Le redémarrage est compliqué.
Les panneaux solaires sont arrivés en Décembre. Je n’ai pas d’expérience et mon pote électricien n’est pas emballé par l’exercice, faut que je me débrouille seul.
Le chantier de la passerelle pointe le bout de son nez aussi. Va falloir que je me mette à la soudure, non sans appréhensions…

Préparation.

Doucement mais surement, je retrouve le bout de mon fil.
Je commence à réparer les murs de la cave pour monter le meuble qui recevra les batteries et l’onduleur.

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Je vais aussi aménager l’atelier, ça va bien aider pour la suite ! je vais pouvoir réorganiser les outils, bosser le bois plus efficacement, et avoir un poste de travail pour m’exercer à la soudure.

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Et je lis les manuels de l’onduleur et des batteries 15 fois. J’échange un peu avec le fournisseur à propos des branchements. Je déballe tout et m’acclimate doucement à tout ce nouveau matériel…

Mise en place des éléments.

Montage du meuble et mise en place de l’onduleur, des tableaux et des batteries.

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Je vais aussi monter la quincaillerie en toiture, installer une nouvelle terre, et tirer les câbles électriques avec Charles. Merci grand Pitchou !

Mur Est à l’étage.

Le chaux-chanvre devrait être sec maintenant. Avec Lise, on fini d’isoler le mur Est.

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Branché !

Ça y est, ça marche, tout est connecté !
J’ai branché les panneaux avec l’aide de Charles. Merci aussi à Charly et Lise pour nous avoir aidé à les monter.

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C’est un système hybride (donc branché au réseau) avec batteries, et un mode de fonctionnement off grid, qui permet d’alimenter une partie du tableau en cas de coupure du réseau. On ne revend pas notre surplus car on ne veut pas de compteur intelligent, et aussi car le prix de rachat est ridicule en raison du fait que j’ai auto installé mon système. Si t’es pas RGE, t’as pas pognon !! 😉

Petit exercice bois.

Je vais aussi me fabriquer un petit établi (que je pourrais utiliser pour la soudure) pour un peu mieux prendre en main cette machine à bois, et mesurer son besoin de réglages. L’établi est fonctionnel, et la machine avait effectivement besoin d’une journée de réglage. À voir au prochain exercice…

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Menuiseries cintrées

Les menuiseries cintrées arrivent. Sauf qu’il y a erreur !!! La commande est mauvaise pour la porte d’entrée. Grosse perte pour le menuisier, je suis dégoûté pour lui. Ça repousse le délais à cet été. Ça commence à faire long…

Je n’ai qu’une photo. Y’en aura autres quand ce périple à répétition sera enfin terminé !

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Isolation chapitre deux

On repasse à l’étage, à l’Est.

Mur Nord.

Structure en douglas 6*4 tous les 60 cm. Pour les murs en étage (pas humide), on isole avec de la laine de coton, lin et chanvre. On glisse une première couche de 12 cm entre la structure et les murs, une autre de 6 cm entre les lambourdes.
Cette laine est très élastique et permet de bien absorber les irrégularités des murs. Elle est facile à couper et très agréable à manipuler.

Mur Est.


Il est bombé (poussé par le talus) et nécessite d’être repris pour bien tenir la laine.
On va faire ça en chaux chanvre, ça permettra de tester la technique. première essais, les banches collent, faut reprendre les petites épaisseurs.

On va continuer à la main. Les tasseaux nous guide bien pour la planéité et ça va assez vite. On pose une première couche à l’arrache qui va tirer le temps de finir une ligne, et on pose la deuxième dans la foulée, en » lissant ».

On laisse sécher…
Je fini la structure. Le mur accueillera 2 couches de 6 cm de laine.

Mur Sud.

Même technique qu’au Nord.

Et je fini les rampants.