Travertin

Comme souvent à cette période de l’année, la chapelle se vide.
Cette fois ci, c’est enduit. Et prêt à carreler !

On a choisi du travertin premier prix. 15 balles le m2. C’est bien nuancé et plein de trous. C’est la gamme qu’on aime.
Ça fait deux ans qu’il attend dans la cour. On avait (un peu) anticipé l’inflation.

Collage

Pour respecter les besoins de perméabilité à l’humidité sur une voute maçonnée à la chaux, Il n’y a guère que la pierre ou la terre cuite. l’idéal aurait été de poser le travertin au moment de tirer la chape de compression; en ajoutant une fine couche de chaux en surface pour servir de colle.
J’ai essayé d’utiliser une barbotine de chaux en guise de colle mais ça tirait trop vite, impossible de repositionner les carreaux après la pause, impossible de faire un sol plat. Saint Astier fait une colle à la chaux mais elle est chère et les délais de dispo étaient long…
Tant pis, la voute ne respirera que par le dessous, on part sur de la colle flex. Inconvénient pour la voute mais avantages de solidité et de mise en œuvre !

Calepinage

Dans le choix du travertin, y’avait aussi le format. Il s’est vite porté sur l’opus, d’abord parce qu’on avait envie de quelque chose de plus organique qu’aligné et que ça conviendrait mieux à la quasi absence d’angles droits. Et hors de question de poser avec des joints à 45° comme ça se fait souvent en rénovation.

Bon, par contre faut bosser ! Ça ne se pose pas comme un format régulier. Les joints ne sont pas toujours réguliers; il y a alternativement 3 ou 4 carreaux pour une même distance.

Je fais une petite pose à blanc pour voir.

Chapelle

Je choisi l’axe Est Ouest en commençant à l’entrée dans la chapelle. Je me servirais de cet axe comme référence jusqu’au bout du salon. Il faut veiller à ne pas dévier pour garder des joints réguliers sur toute la surface.

Je fais env 4m2 par jour. C’est plus long que du carrelage !

Ça ralenti encore en s’approchant des bords. On fait d’abord les découpes et c’est souvent Lise qui colle.

Salon

Je continue de dérouler la méthode jusqu’au fond du salon, toujours sur le même axe Est Ouest.

Petit escalier

La grande surface est faite. Je fais le calepinage du petit escalier avec essais de nez de marche en châtaignier.

Plaintes

Les plaintes sont chères, on avait prévu de découper des dalles de 60*40.

Fin du petit escalier.
Les nez de marche sont collés à la colle PU et vissés avec des vis béton de 8*80. Ça devrait tenir !

Joints

Premier test de jointement.
En respectant les recommandations du fabricants, on a une patte qui tire très vite. Ça devient très lent et difficile de remplir les joints mais aussi toutes le cavités dans les carreaux. On va la rendre légèrement plus fluide et on va surtout imbiber d’eau le travertin à la grosse éponge juste avant, pour avoir le temps de bien appliquer la matière.
On fini à la taloche éponge.

On jointe les plaintes.

C’est fou ce que ça fini une pièce !

Salle d’eau

Pas possible de poser une base de carreaux entiers suffisante. Il y a plus de carreaux coupés qu’entiers. Je calepine toute la surface et je marque les angles.

Collage.

Palier

Même chose pour le palier.

On fini de jointer.
Il faut ensuite, quasiment décaper les carreaux. Ç’est totalement différent du carrelage sur lequel un coup de chiffon suffit à retirer les excédents de joint.

La dernière étape est le traitement hydrofuge et oléofuge. Ça donne une légère patine au travertin.

C’est la fin du travertin avant emménagement !
A faire plus tard, on garde l’entrée, qui servira à entreposer les matériaux et des outils. Et la terrasse, comme atelier extérieur et zone de stockage.

Le salon est fini ! Troisième pièce de la maison !
À quand le canapé ???

Dans la foulée

La chambre du bas est enfin peinte. On va y coller un parquet en contrecollé et finir l’électricité.

Installer les dernières portes !

Étape des sols avant emménagement finie !
Chambre du bas finie ! Quatrième pièce de la maison !!! 😀

On se rapproche…

Une petite salle d’eau, une cuisine, du chauffage, trois bricoles et on s’installe !

Grand virage

Bon.
Les enduits sont faits !

En haut.

Les chambres sont finies !
L’escalier et la passerelle presque terminés !
La salle de bain du haut se terminera après l’emménagement…
Bref, l’étage n’est plus un chantier !

En bas.

La grosse suite, c’est les sols !
La chambre du bas sert de placard de chantier.
La cave est pleine.
Il y a des restes de vieux chantiers dans tous les coins, des échafaudages sur la terrasse, et un bazar sans nom sous le hangar.

Et maintenant ? 😉

Gros rangement et petits chantiers.

Chaque fin de chantier annonce du changement; du rangement, pour organiser ce qui vient…
Celle ci est spéciale car il faut débarrasser presque entièrement la maison.
L’attention va d’abord se porter sur les outils (le plus important pour pouvoir bosser!), puis sur le hangar, dans lequel on transférera le contenu de la cave, et où on pourra installer tout ce qui reste dans la maison, en particulier la chambre du bas.

Pour ne pas faire que du rangement, j’alterne avec les petits chantiers en prévision du carrelage.

Salle d’eau

Application de la couche étanche dans la douche avant de poser le receveur et les menuiseries.

Atelier

Côté rangement, entre deux déchèteries, je fais d’autres étagères à l’atelier, je rachète des boites à outils, je réorganise pour les chantiers à venir.

Hangar

Suivie d’une GROSSE étagère sous le hangar pour ranger les gros machins encombrants qu’on veut garder.

Entrée

Le sol de l’entrée est 2 cm trop bas, je me suis trompé au moment des dalles bétons. Dommage, c’est pas donné le ragréage !

Terrasse

La terrasse est encore bien encombrée. Elle devra nous servir de zone de travail et de stockage pour les chantiers de carrelage.

Mais, parce qu’il y a toujours un mais !
Il faut finir ce très vieux chantier de maçonnerie des contreforts (qui est passé à l’as, ne me demandez pas pourquoi!).

Petit finish au niveau des joints pendant qu’on y est !

La douche

Retour dans la salle d’eau pour installer le receveur et les montants de la douche.

Pose à blanc avant ponçage.

Mise en place et bientôt vernis…

Chambre

L’atelier bois est en place, je continue avec les ouvertures de la chambre du bas.

Hangar

Ça y est, le hangar est rangé et dégagé, le bois stocké à la cave est sorti. La cave dégagée nous permettra de libérer la chambre du bas (dernière pièce à peindre).

Dernière maçonnerie !

Avant de ranger la bétonnière et les derniers échafaudages, on va finir de réparer le contrefort et mettre un petit coup de propre autour de la baie vitrée en finissant les joints de pierre et le linteau extérieur.

Une vieille et longue étape se termine. On garde quand même les plateaux d’échafaudages en guise de garde corps, mais on va pouvoir ranger le chantier maçonnerie et dégager la terrasse, enfin !

Cave

La cave est vidée ! On va pouvoir libérer la chambre du bas et préparer l’installation du circuit de chauffage.

Pendant que j’y suis, je fini le tableau du bas, pour accueillir circulateurs, calculateur et résistance.

Les ballons prennent leur place définitive. Il n’y aura plus qu’à raccorder tout ça. Enfin finir la conception, faire l’inventaire des pièces et tout assembler. Une broutille 😉

Y’a plus qu’à vider la chambre du bas…

Chambre du bas

La dalle béton n’est pas très plane. Petit ragréage avant de pouvoir y coller un parquet.

Cette chambre est prête pour la peinture, un poil d’électricité et un sol !

Les sols

L’arrivée des sols marque un gros virage.
Aboutissement des enduits, de la peinture et des finitions bois.
La maison ne ressemble plus beaucoup à un chantier. Il faut faire attention au sols en haut, aux murs blancs et aux enduits.

Fin de cette grosse transition. Repos, rangement, nettoyage et réorganisation indispensables pour passer à la suite…

Parquet chambre Est

Fin du parquet massif dans la deuxième chambre à l’étage.

Lambourdes.

J’utilise des lambourdes en Douglas rabotées tous les 40cm. Je décide assez vite d’en caler/fixer une tous les trois intervalles, au laser, et de fixer ensuite les intermédiaires, à la règle.

Parquet.

Le même qu’en face. Chêne massif de 23mm d’épaisseurs, 14cm de large, et de 45cm à plus de 2m de long.
Il aura prit le temps de s’accorder à l’humidité de la pièce.

La première ligne est la plus délicate. Il faut qu’elle soit parfaitement droite pour ne pas avoir de problèmes pour les suivantes. Il faut bien les frapper avec une cale avant de les visser dans l’angle de la languette, avec des vis à petites têtes pour ne pas fendre le bois.

On prendra soin de bien remplir le vide au fur et à mesure avec les dernières chutes de chaux-chanvre.

Encore quelques plaintes, de l’huile de tung, et cette chambre est finie ! 🙂

Les enduits !

C’est parti pour les enduits !
On est lessivés par la préparation sans relâche depuis plusieurs mois.
On fait la première semaine à trois avec Margot, embauchée pour l’exercice délicat de finir les murs et la voute de la chapelle, et l’entrée…

Margot nous a été conseillée par le projeteur. Lors de notre rencontre, elle nous a impressionné par la pertinence de ses propositions pour notre projet. Elle travaille avec ses clients et gère des chantiers participatifs. Le contact est bien passé, on a décidé de travailler avec elle.

A priori, j’envisageais des enduits chaux chanvre mais le rendu ne plaisait pas à Lise.
Après quelques essais, discussions avec Margot, recherches supplémentaires, et même mesures à la caméra thermique, on s’est décidé pour un enduit chaux sable avec le très beau sable du Royans.
Les différences mesurées à la caméra thermique sont faibles, de l’ordre d’un demi degré. On perd un poil…
Par contre, la mise en oeuvre du chaux chanvre est plus périlleuse rendant le chantier bien plus risqué au niveau esthétique.

Préparation du chantier.

Les premiers jours sont occupés à monter les échafaudages et à protéger tout ce qui doit l’être.

Première passe d’enduit.

Milieu de semaine, on attaque la première passe, à la chaux hydraulique (pour faire le lien avec la chaux du dessous) et du sable pas cher qu’on trouve juste à côté. Cette passe est tramée avec de la fibre de verre afin d’empêcher les fissures qui risquent d’apparaître notamment aux jonctions entre différents matériaux.

Pignon Ouest

En sachant qu’on ne peut pas s’arrêter n’importe ou avec les enduits; les pans doivent être traités ensembles, surtout pour la passe de finition, au risque de voir des raccords au milieu des surfaces.

On décide de commencer à l’Ouest, pour être sur de pouvoir traiter les voutes pendant la présence précieuse de Margot. L’entrée nous servira de tampon puisqu’il n’y a qu’une toute petite jonction la reliant à la chapelle. L’essentiel au niveau des raccords est de s’arrêter sur les angles rentrant et éventuellement, quand on n’a pas le choix, sur angle saillant.

Baie Sud

Pendant qu’on fait le tour du pignon avec Lise, Margot s’attaque au cadre de la grande baie.

Le voisin est passé.

Le voisin passe nous voir à l’improviste, ou pour nous livrer du bois, je ne sais plus. Il visite le chantier, et en parlant du chauffage bois, me raconte l’histoire de ses amis et de leur maison très haute sous plafond; depuis qu’il ont installé un destratificateur, la chaleur est bien mieux repartie dans la pièce.
C’est le moment ou jamais de tirer une gaine électrique avant de finir les voutes.

Pan Sud

La première passe du pignon Ouest est faite.

On continue la première passe tramée sur le pan Sud, jusqu’à la clé de voute.

On fini la semaine avec un pignon et le pan Sud fini. Le support est réouvert (gratté) pour permettre la bonne accroche de la seconde couche.

Linteau du we

On a pris du retard car on avait prévu de faire la préparation avant l’arrivée de Margot. Malgré nos efforts et nos week-ends, on a du le faire pendant sa présence. Elle est malheureusement déjà engagée sur un prochain chantier, donc pas de rab à nous consacrer… Le temps nous est compté ! La semaine à six s’annonce chargée…

On va se faire un petit linteau du we, histoire d’amorcer le pan Nord.

Deuxième semaine, à six !

C’est parti pour le chantier participatif avec l’aide de Pierre, Jérôme et Charles.

Voute Nord

Ça va vite. Le cadre de la fenêtre Nord est déjà fait, la voute est finie en fin de matinée.

Pignon Est.

On enchaine avec le pignon Est et la vielle arche en pierre taillées. Elle est assez abimée et déformée. Le redressage des voutes en a même absorbé une partie. On va la redessiner au mieux. C’est Lise qui s’y colle.

On a fait une voute et la face chapelle du deuxième pignon en une journée.
On va pouvoir s’attaquer à la deuxième couche !

Deuxième passe : finition

Petit cour de finition en début de deuxième journée.
Cette passe est faite à la chaux aérienne et avec le beau sable du Royans. Le mélange est plus onctueux et plus facile à appliquer mais le talochage est plus technique et précis.

Salon, pignon Ouest, pan Sud

On aura le temps durant cette journée de faire le pignon Ouest, côté salon et chapelle.

Le pan Sud doit et va être fait la journée suivante. Sur les voutes, le talochage est fait à la taloche éponge.

Oh que c’est beau !

Pan Nord & fin de première passe sur pignon Est

On fini la grosse semaine par la finition du pan Nord et la première passe du pignon Est, y compris dans la cage d’escalier.

Fin de deuxième semaine

On a bien géré l’affaire ! La chapelle est bientôt terminée, les grandes surfaces sont faites. A partir de là, on aurait pu finir seuls, avec l’expérience acquise mais Margot revient deux jours la semaine prochaine avec son collègue Jason, pour finir le pignon et boucler le chantier.

Dès qu’on peut, on déscotch et on admire…

Fin du pignon Est sauf dans l’entrée.

Fin de chantier avec Margot. Deux jours en équipe réduite avec deux pros pour terminer la chapelle et la cage d’escalier.

C’est la bonne étape pour s’arrêter, et finir l’entrée plus tard, car on va pouvoir démonter tous les échafaudages ! 🙂

Fraichement fini

Bouclage du chantier « Enduits avec Margot ».
On démonte les échafaudages et on déshabille la passerelle.
Et on admire ! 😉

Je sentais bien que cet exercice était potentiellement casse gueule. Tout foirer à ce stade aurait été une trop grande déception…
On a bien fait de faire appel et je ne sais pas si on aurait pu mieux tomber.
Margot est d’un grand professionnalisme ! Elle a assuré la qualité tout en gérant une belle bande de débutants (ou presque). Elle-même était surprise du résultat !
En tout cas chapeau ! Grand merci à elle, à Jérôme, Pierre et Charles ! Et bien sûr Lise, ça va sans dire, qui s’est révélée tout à fait doué pour l’exercice.

Entrée

D’ailleurs, c’est à deux, avec Lise qu’on va finir les enduits, dans l’entrée.

Préparation

Même scénario que pour le gros chantier: d’abord, on protège.

Porte Cave

Entre temps, il y a eu le petit exercice de la porte de la cave. La maçonnerie était assez approximative à cet endroit. Retailler un bloc porte sur un linteau en trois pans, en pente, n’était pas aisé.

Deux passes

C’est parti pour la première passe, tramée.

Suivie de la passe de finition.

On s’en est sortis comme des chefs ! L’enseignement de Margot a porté ses fruits !

Fin des enduits !

Dernier gros chantier dans la maison. C’était un gros morceau oh combien important ! On est soulagés et ravis du résultat ! C’est beau !

On admire 🙂

En terme de performance thermique, je dirais qu’on est très proche d’une finition chaux-chanvre. En terme d’esthétique, particulièrement en chantier participatif, je dirais qu’on a été bons ! Le résultat est à la hauteur de ce que l’on espérait.
Là où on a certainement le plus perdu, c’est au niveau acoustique ! bizarre qu’on ait si peu anticipé cet aspect. La chapelle résonne à présent alors que ce n’était pas du tout le cas avant… A bon entendeur… 😉

Dernières marches

Toujours dans l’ambiance du rendez vous des enduits de finitions, hé oui finition, il faut avoir fini tout ce que l’on souhaite voir « noyé » dans les murs enduits.
L’escalier, les rambardes qui sont fixées aux parties enduites, le linteau du salon, la peinture du salon, le cadre du compteur et du tableau électrique et d’autres détails.

Petit escalier.

Facile 🙂
Montage à blanc.

Et… démontage, ponçage et traitement.
Puis… remontage ! 😉

Escalier et passerelle opérationnels !
Y’a plus qu’à faire les finitions… Trois fois rien 😉

Et à admirer, quand même, un peu, comme ça, vite fait. 🙂

L’experience corporelle de cheminer à l’étage en toute fluidité, après toutes ces années de contorsion, se passe de mots ! 😉

Fin de la préparation du chantier enduit.

On a deux semaines devant nous avant le chantier des enduits. Tout ce que l’on veut voir épousé par la finition à la chaux doit être fait.

Trois bricoles.

Le chantier bois est bien en place. J’avance sur les derniers éléments de la chapelle.

Le linteau du salon.

Les supports de lampes au dessus du futur évier.

Le cadre du compteur et tableau électriques.

Et le cadre de l’échangeur.

Parquet.

Pendant que Lise fini les joints du salon qu’il faudra bientôt peindre…

J’ai une petite fenêtre pour faire le parquet de la chambre Ouest, j’en profite !
Les lambourdes sont déjà en place, le chêne est à l’humidité de la pièce, y’a plus qu’à !

Je vais enfin pouvoir consommer les chutes de chaux chanvre stockées sur la terrasse depuis la fin du chantier de projection, pour corriger les ponts thermiques liés aux plancher béton.

Finish.

Ponçage.

Application du fond dur anti tanin.

Allez, encore les plaintes, huiler l’ensemble et cette chambre est FINIE !!!

Première pièce (presque: l’huile!) entièrement finie. Ça fait beaucoup de bien psychologiquement ! Vous ne vous en rendez probablement pas compte…

Derniers détails.

Et pas des moindres !
Puisque la suite, ce sont les rambardes d’escalier et passerelle. Ferronnerie quoi, bref soudure… Peut être bien un chantier que j’évitais soigneusement tellement je me sens à l’aise avec cette dernière !!
En tout cas, c’est ce qu’il reste à faire avec la peinture du salon…

Je travaille avec des barres de fer plat de 6 m de long en 10 par 40 mm.
J’attaque par les rambardes de la passerelle. Je fabrique vite fait un gabarit pour mettre les rambardes en place et un autre pour les angles droits.


Je vais enfin vivre mon éveil du soudeur, en passant de l’appréhension à l’appel de l’expérience en profondeur, avec les atomes de métal en fusion. Depuis, je fais des « belles » soudures. Enfin mieux qu’avant quoi 😉

Mise en place des structures et assemblage.

En attendant Lise pour remettre les grandes structures en place, je fais la rambarde de l’escalier qui sera prise dans l’enduit. Les autres attendront…

C’est maintenant en place.

Stage peinture niveau avancé pour Lise dans le salon.

L’assemblage se fait par vissage en M10. J’ai récemment découvert la visseuse à choc comme perceuse à métal. Je n’en reviens toujours pas. Il faut évidement des forets à métal spéciaux pour les chocs mais c’est tout bonnement hallucinant à quelle vitesse ça perce l’acier, avec une machine à main, en équilibre sur un escabeau !
Je recommande !

Stage ferronnerie n°1 terminé ! 🙂
La suite après les enduits…

Des petites barres rondes d’acier de 5 mm viendront finir les gardes corps.

Imminent.

Les dernières semaines ont été bien remplies, et les prochaines aussi !
Y’a plus qu’à ranger et nettoyer. Lundi Margot arrive, demain quoi !!!

Parquet palier et passerelle

L’exercice de l’escalier a été l’occasion de reviser les altitudes. Sur quelle hauteur vais-je baser ma dernière marche pour avoir des intervalles réguliers. Inévitablement, depuis les premières références d’altitude du chantier, quelques centimètres se sont immiscés entre la version fantasmée des plans d’architecture et ce que la maison est devenue 5 ans plus tard…
La planéité des planchers béton a été mesurée, et pour pouvoir aligner précisément le plancher des chambres, de la salle de bain (en partie faite; 2 cm de liège et 2,5 cm de fermacell), du palier et de la passerelle, il a fallut détailler précisément l’épaisseur des sols. En faisant quelques compromis sur les lambourdes des parquets des chambres, ça s’est décidé sur 6 cm.

Le palier

Petit entrainement avant la passerelle. Il faut ajouter à l’OSB de 23 mm des petites lattes de 14 mm, collées et vissées avant d’y fixer le parquet de chêne de 23 mm (qui sera aussi sur la passerelle et dans les chambres) lui aussi collé et vissé.
Ici, je colle car la portée de mon plancher est de presque 80 cm. Une fois assemblé, l’ensemble se comporte quasiment comme un élément de 60 mm d’épaisseur, largement suffisant pour cet entraxe.

La passerelle

Lors de la conception, j’ai eu du mal à imaginer des lampes pendre au plafond de la chapelle, je m’étais dit que j’éclairerai la salle à manger depuis la passerelle, et aussi la passerelle elle-même.

Même combat que pour le palier, son plancher sera composé de l’OSB, des lattes intermédiaires et du parquet, également collés et vissés. Par contre, ses champs devront accueillir des bandes LED.

Petite défonce pour intégrer les transformateurs de LEDs.

Sans oublier de passer les fils des lampes qui seront sous la passerelle.

Et woilà 🙂

Encore quelques marches et le chemin vers la chambre Ouest sera accompli…

L’escalier

Ça y est, il arrive ! Enfin d’abord faut recaler la conception dans les dimensions du réel, sélectionner les morceaux de châtaignier, les déligner, dégauchir, raboter, bouveter, coller…
On y vient.

Plans d’exécution.

Après une mesure précise de la cage d’escalier, et une belle projection dans les autres sols de l’étage (j’en parle dans le prochain article), je vais finir de concevoir l’escalier aux bonnes dimensions.
A partir de ce dernier plan 3D, je vais produire un nombre impressionnant de plans de calepinage et de découpe des neuf marches et des quatre limons.

Délignage, rabotage et assemblage.

Il faut ensuite se projeter dans les planches brutes pour produire des panneaux de 40mm pour les marches et 55mm pour les limons.

Je commence par les marches. Un petit entrainement sur les parties simples est bien souhaitable avant d’attaquer les gros morceaux !

Dégauchissage et rabotage des éléments prélevés.

Puis bouvetage des champs à la toupie avant de coller.

Traçage et découpe de précision.

Il va ensuite falloir reporter précisément les plans d’exécution sur chaque panneau et découper chaque marche avec leurs tenons aux extrémités.

Le ténonnage sera une bonne occasion d’enfin prendre vraiment en main la défonceuse. Un des aspects essentiels de l’utilisation de cet outil est la création de gabarits.

On passe ensuite aux limons.
En voilà des grandes pièces ! Le traçage est (très) difficile. Plusieurs plans de chaque pièces seront nécessaires pour recouper le dessin et s’assurer de leur justesse. Trois ou quatre tentatives de traçage sur chaque limon seront nécessaires avant la découpe.

Assemblage et collage des panneaux.

Pièce brute avant traçage.

Mortaisage.

Assemblage de la première volée.

Je dois bientôt partir en mission boulot. Je me hâte d’assembler la première volée ! Ça fait déjà plusieurs semaines que je bosse sans savoir si ce que j’ai fait va marcher…
On dirait bien que oui, pour cette partie…

La suite à mon retour…

Essais d’enduits.

Pendant mon absence, Margot (conseillée pour les enduits de finition par le projeteur de chaux chanvre Alexandre Caillet) avec qui nous avions eu premier rendez vous très instructif, est venue faire ce qu’elle nous proposais; des essais des différents enduits que nous avions envisagés: sable d’Ambonil, sable du Royans, et silice. On attend un peu que ça sèche et notre choix va vite se porter vers le sable du Royans, en bas sur la photo.

Deuxième volée.

C’est au tour de la deuxième partie d’être assemblée.

Montage à blanc et calage.

Le suspens est à son comble ! Me suis-je trompé quelque part ? Après un mois de travail très exigeant, je vais avoir la réponse.

Une petite erreur s’est quand même glissée à l’étape de la conception, j’avais oublié de réintégrer l’épaisseur du carrelage. Sans gravité ! Deux cales corrigeront le problème. La hauteur des marches n’est pas affectée.

Julien vient m’aider à assembler les deux volées. On ajuste, on cale et on fixe. Ça marche ! Grand soulagement et grande fierté ! 🙂

Finitions.

Et maintenant, on démonte tout !

Avant d’attaquer les finitions, j’avais besoin de savoir si le gros du travail était ok. Il faut maintenant tout désassembler, faire des chanfreins, poncer, appliquer le fond dur anti tanin et huiler.

Montage final.

Et maintenant, on remonte tout !

C’est avec Lise que je vais assembler et fixer la version finale de l’escalier.

C’était un sacré exercice ! Encore une belle initiation et une belle étape de franchie vers l’aboutissement de ces années de travail…

Il reste encore le petit bout du haut que je ferais après avoir les parquets du palier et de la passerelle…

Plancher passerelle et palier

Les parquets arrivent !

Dès qu’elles seront peintes, on pourra finir les chambres en posant le parquet, et en terminant les petits restes d’électricité.
Parquet, ça veut aussi dire passerelle, et bientôt escalier. Il est temps de nettoyer cette structure métallique et de la traiter.

Traitement.

Allez frotte !
Avec de la laine d’acier et de la patate pour enlever la rouille et bien nettoyer.
Une couche de dégraissant, qu’il faut rincer à l’eau.
Et deux couches de vernis.

Plancher de chien.

la largeur de la passerelle (et du palier) est assez importante (plus de 80cm) et l’épaisseur des sols des chambres va être importante aussi (lambourde de 30mm et plancher de 23 + ce qu’il faut corriger, aplanir), environ 60mm.
Cette question m’a échappé lors de la conception; j’ai rapidement considéré que mes sols feraient la même épaisseur à l’étage, que nenni ! J’aurais du compenser; mais pour cela, il aurait fallu que tout soit parfaitement conçu à l’avance, ce qui n’était (malheureusement, malgré tout) pas le cas.
Le parquet de 23mm sera collé vissé sur des petites lattes, aussi collées vissées sur une couche d’OSB de 22mm, elle même vissée aux UPNs. Le tout fera 60mm pour être raccord avec la sol de la chambre Ouest.

Passerelle qui nous servira d’étagère à parquet en attendant de faire les chambres, en libérant un précieux espace à la cave nécessaire aux futurs chantiers bois (Escalier !!!).

Rez de chaussée Est

Gros morceau ! Un poil compliqué.

Ça fait bien longtemps que cette partie du chantier est en pose. Il faut d’abord ranger et nettoyer.

Ici la maison est isolée en liège car elle est partiellement enterrée. C’est la partie la plus sensible à l’humidité. Une lame d’air existe entre la maçonnerie et la double cloison, avec la possibilité de la ventiler.
Je dois appliquer du pare vapeur pour protéger les isolants de l’étage (à cause des réservations dans le plancher) et empêcher l’eau de condenser dans la lame d’air, derrière les panneaux de liège.

Dernier bout de mur à isoler.

Mais d’abord, il faut finir l’isolation du mur Est, raccordée au chaux-chanvre du mur Sud.

Montage de l’ossature en douglas 5 par 5 cm, avec une première couche de liège de 5 cm entre les montants.

Suivie d’une deuxième couche de 10 cm qui sera maintenue par des lattes vissées à la structure.

Démontage.

Pour la énième fois, je démonte les cloisons et la dernière couche de liteaux pour mettre en place la pare vapeur.

J’en profite pour remettre au propre les gaines électriques.

Derniers bouts d’isolant.

J’utilise des chutes de laine de bois ou de coton lin chanvre pour finir d’isoler le haut des murs extérieurs, et corriger les ponts phoniques au dessus des cloisons.

Pare vapeur.

J’applique le pare vapeur au plafond et aux murs, jusqu’aux parties maçonnées. Les murs isolés en chaux chanvre ou chaux liège gèrent leur humidité.

Cloisons en ossature bois.

Je fini de structurer le plafond avec des liteaux espacés de 40cm, qui recevront le fermacell et serviront de vide technique.

Plaquage

Pour des raisons de gestion de stock (le tas de fermacell est au milieu de la dalle), je commence par le plafond et les murs extérieurs, d’abord de la chambre…

Suivi par la salle d’eau…

Ça continue avec l’ossature des cloisons de la salle d’eau, avec gaines électriques et plomberie radiateurs.

Reprise du plaquage avec le plafond de l’entrée, puis des cloisons de la salle d’eau (avec isolation en laine de bois).

On termine par la cloison de la chambre, avec isolant et plomberie.

On fini la mise en place du fermacell par des éléments de mobilier de la salle d’eau…

on raccorde le rez de chaussée à l’étage, dans la cage d’escalier…

et enfin, derniers bouts, le placard de l’entrée !!!

Encore une (très) grosse étape qui se termine !!! C’est la fin de l’isolation et du plaquage. Le chantier est sur le point de changer de visage…

Ça fait 9 mois que je vise ce moment !
Je vais me faire une tite déprime… 😉

Isolation salon Partie 3

La suite du Fermacell, c’est dans le salon. Les plaques sont déjà stockées dans la chapelle. Rien de nouveau…
L’intérêt des épisodes du salon réside dans leur continuité. On monte la structure dans l’épisode 1, on pose l’isolant et le pare vapeur dans l’épisode 2, et on plaque dans le troisième. Tout y est.

Comme dans tous les cas précédents, aux plafonds ou aux rampants, l’entre-axe des montants est inférieurs aux recommandations, j’ajoute de la structure tous les 40 cm aux 60 existants (au dessus du pare vapeur).

Dans la foulée, je plaque le plafond en prenant soin de ne pas croiser les joints, ce qui limite les points faibles.

Je m’attaque ensuite au murs, et fini par les tours de fenêtres pour consommer un maximum de chutes.

Encore une pièce prête pour les enduits et la peinture !! 🙂