Chauffage

Gros dossier !
Lente et longue conception.
Je pars de rien ou presque. Au début on pensait faire installer une chaudière à granulés, et progressivement, on a commencé à étudier des solutions plus autonomes.

Contraintes

On s’est vite intéressé au poêle bouilleur. On aime le chauffage au bois !
On a rapidement abandonné le solaire thermique au détriment du photovoltaïque. Pour des raisons de simplicité d’installation (pas facile de monter des tuyaux sur le toit). Aussi parce que nous n’avons pas d’eau de ville et que la sécurité thermique du poêle a besoin d’eau sous pression. On a donc misé le plus de budget sur notre autonomie électrique car il nous arrive assez régulièrement d’avoir des coupures réseau. Pas d’électricité = pas d’eau = danger avec le bouilleur !

Recherches

En ce qui concerne le poêle en lui même, on a d’abord étudié les poêles de masse (rocket stove) auto construits. Ça semblait être un gros chantier d’autant plus compliqué avec l’intégration d’un bouilleur. peu pratique à l’usage et nécessite beaucoup d’entretient. En plus du fait que le poêle de masse (2 tonnes) n’est pas adapté à nos régions. Il a besoin d’être très bien dimensionné et devient peu fonctionnel avec des hivers plus ou moins froid. On s’est ensuite intéressé aux poêles Mélèze, artisanaux, semi-masse (800kg), équipés de bouilleur et four, très beau et très cher. On a abandonné cette idée à cause du prix. Aussi parce que notre chapelle (pièce de vie) constitue déjà une masse thermique colossale. Peut être pas nécessaire de chercher plus d’inertie…

Conception

Après plusieurs rendez vous et devis avec des chauffagistes, peu nombreux et très cher, je me suis attelé à comprendre le fonctionnement des systèmes de chauffage composés de poêle bouilleur. J’ai dessiné, fait de longues pauses, redessiné maintes fois le système en intégrant progressivement mes nouvelles recherches et compréhensions.
En 5 ans, j’ai fini par aboutir à ce schéma, j’ai eu la chance la dernière année d’avoir l’aide d’un collègue d’ami. Merci Vincent !

On a donc un premier circuit d’échange entre le poêle et le ballon tampon. On y stocke les calories et c’est depuis ce ballon qu’on va les chercher à la demande, pour le circuit de radiateurs ou pour faire de l’eau chaude sanitaire. La production d’ECS est assurée en période chaude par une résistance, puisqu’on produit beaucoup d’électricité à cette période de l’année.

Inventaire

Une fois le système défini, il va falloir transformer tout ça en liste de matériel.
J’avais encore une fois pris un peu d’avance à cause de l’inflation, en achetant les gros éléments.
Il me faut encore dessiner chaque partie du système avec les bons éléments, raccords, aux bons diamètres, etc… Ça va m’occuper un bon moment !

Erreur !

Un beau matin, sur la terrasse, en buvant mon café, je révise mentalement l’installation, et je me rends compte avec effroi que les tuyaux de l’échangeur du poêle qui sont dans la chape, sous le travertin font une vague d’environ 10cm. Je me retrouve avec un point haut sans possibilité de purger l’air. Pas bon !!!

Impossible à modifier. Je vais devoir repasser des tubes de cuivre de la cave à la chapelle. A ce stade du chantier, c’est déprimant !

Je vais toutefois m’en sortir assez bien en perçant la voute (à l’époque, j’ai eu peur de le faire) et en cassant un peu de travertin.

À la cave

Je réorganise encore la cave pour m’atteler à ce nouveau chantier.
J’ai décidé de faire en cuivre tous les circuits qui sont en lien direct avec la production de chaleur. Tout ce qui se passe après les vannes trois voies ou les mitigeurs, en multicouche. Je commence à faire des montages à blanc, pour couper les tubes à la bonne taille, et je jointe et sertis progressivement.

Circuits chauffage et ECS

Je commence par le circuit de chauffage et le circuit d’échange avec le ballon d’ECS.

Le circuit de chauffage est composé d’un groupe (circulateur, vanne trois voies motorisée), d’un désemboueur, d’un pot à boue et d’une évacuation. le circulateur et la vanne trois voies seront pilotés par le calculateur en fonction de la température extérieure, du ballon, et de la consigne.

Le circuit ECS permet de faire circuler la chaleur du tampon dans l’échangeur du ballon d’eau chaude sanitaire. Il est composé d’un circulateur et d’un clapet anti retour empêchant de refroidir l’eau sanitaire (par thermosiphon) si le tampon est froid. Le circulateur est piloté par le calculateur en fonction des températures des deux ballons et de la consigne.

Remplissage

Je retouche un peu les arrivées d’eau et fais la partie remplissage qui doit assurer la bonne pression des circuits d’échange et de la soupape de sécurité thermique, et empêcher que l’eau de chauffage ne contamine l’eau de consommation.

Réparation

J’installe les tuyaux de l’échangeur du poêle qui vont de la cave au séjour.

Je rebouche.

Et je répare le travertin; on s’occupera des joints plus tard…

Ça continue…

En bas, avec du multicouche :
Circuit de remplissage avec vanne et manomètre.

Raccordement du chauffe eau avec mitigeur thermostatique et groupe de sécurité.

Premier test

Mise en pression du ballon tampon, dont les joints sont faits.
Les éléments sont remplis d’air comprimé et la pression est surveillée au manomètre. J’ai bricolé pour l’occasion une interface entre un flexible en 3/4 avec joint, et l’arrivée d’air du compresseur. J’ai remplacé le bouchon de purge d’une vanne par un manomètre que j’avais en stock. Rapide et efficace 🙂

Fin du multicouche !

Finalisation des connections avec les réseaux actuels (eaux sanitaires, réseau de radiateurs). Mise en pression.

Circuit d’échange entre le poêle et le tampon.

À la cave mais au plus proche du poêle, on trouve le circulateur (déclenché par la température de départ du poêle) avec une vanne de maintient de température de retour (permettant de réduire les contraintes appliquées au poêle).

En haut, à côté du poêle, on a une soupape de sécurité thermique (qui injecte de l’eau froide et évacue l’eau chaude en cas de surchauffe), une soupape de pression 3bars, un manomètre, un purgeur, et bientôt deux thermomètres.

L’ami soudeur est passé ! Y’a plus qu’à chercher les fuites 😉
Avec l’air comprimé, les fuites moussent lorsqu’on pulvérise les joints avec de l’eau savonneuse. Pas besoin de purger des hectolitres d’eau à chaque fois qu’on répare !

Avant dernière étape

On finalise le travail à la cave par la programmation.
Avec sondes, de température extérieure, du tampon, du départ chauffage, de l’eau chaude sanitaire, et commandes, des pompes du circuit de chauffage et de l’échangeur ECS.
Sans oublier la commande électrique de la résistance du chauffe eau (controlée par une horloge pour limiter aux heures de bonne production photovoltaïque. Peut être par un routeur solaire plus tard).

Fumisterie

On termine par le conduit d’évacuation des fumées en 150 avant de pouvoir installer le poêle bouilleur !

En parallèle de ce chantier un poêle compliqué 😉 la cuisine se termine…

Nous sommes début Février. Installer le poêle, c’est finaliser le système de chauffage : radiateurs, eau chaude…
C’est le point de bascule avant emménagement…

Leger stress quand même !

Mise en route

Suspens, après toutes ces années de réflexion et d’investissement…

Je vais passer une longue soirée à faire des allez retours entre la chapelle et la cave, à regarder les thermomètres, le calculateur, et à toucher les radiateurs…

Tout marche ! Immense victoire ! Grand relâchement !

Grand virage

Bon.
Les enduits sont faits !

En haut.

Les chambres sont finies !
L’escalier et la passerelle presque terminés !
La salle de bain du haut se terminera après l’emménagement…
Bref, l’étage n’est plus un chantier !

En bas.

La grosse suite, c’est les sols !
La chambre du bas sert de placard de chantier.
La cave est pleine.
Il y a des restes de vieux chantiers dans tous les coins, des échafaudages sur la terrasse, et un bazar sans nom sous le hangar.

Et maintenant ? 😉

Gros rangement et petits chantiers.

Chaque fin de chantier annonce du changement; du rangement, pour organiser ce qui vient…
Celle ci est spéciale car il faut débarrasser presque entièrement la maison.
L’attention va d’abord se porter sur les outils (le plus important pour pouvoir bosser!), puis sur le hangar, dans lequel on transférera le contenu de la cave, et où on pourra installer tout ce qui reste dans la maison, en particulier la chambre du bas.

Pour ne pas faire que du rangement, j’alterne avec les petits chantiers en prévision du carrelage.

Salle d’eau

Application de la couche étanche dans la douche avant de poser le receveur et les menuiseries.

Atelier

Côté rangement, entre deux déchèteries, je fais d’autres étagères à l’atelier, je rachète des boites à outils, je réorganise pour les chantiers à venir.

Hangar

Suivie d’une GROSSE étagère sous le hangar pour ranger les gros machins encombrants qu’on veut garder.

Entrée

Le sol de l’entrée est 2 cm trop bas, je me suis trompé au moment des dalles bétons. Dommage, c’est pas donné le ragréage !

Terrasse

La terrasse est encore bien encombrée. Elle devra nous servir de zone de travail et de stockage pour les chantiers de carrelage.

Mais, parce qu’il y a toujours un mais !
Il faut finir ce très vieux chantier de maçonnerie des contreforts (qui est passé à l’as, ne me demandez pas pourquoi!).

Petit finish au niveau des joints pendant qu’on y est !

La douche

Retour dans la salle d’eau pour installer le receveur et les montants de la douche.

Pose à blanc avant ponçage.

Mise en place et bientôt vernis…

Chambre

L’atelier bois est en place, je continue avec les ouvertures de la chambre du bas.

Hangar

Ça y est, le hangar est rangé et dégagé, le bois stocké à la cave est sorti. La cave dégagée nous permettra de libérer la chambre du bas (dernière pièce à peindre).

Dernière maçonnerie !

Avant de ranger la bétonnière et les derniers échafaudages, on va finir de réparer le contrefort et mettre un petit coup de propre autour de la baie vitrée en finissant les joints de pierre et le linteau extérieur.

Une vieille et longue étape se termine. On garde quand même les plateaux d’échafaudages en guise de garde corps, mais on va pouvoir ranger le chantier maçonnerie et dégager la terrasse, enfin !

Cave

La cave est vidée ! On va pouvoir libérer la chambre du bas et préparer l’installation du circuit de chauffage.

Pendant que j’y suis, je fini le tableau du bas, pour accueillir circulateurs, calculateur et résistance.

Les ballons prennent leur place définitive. Il n’y aura plus qu’à raccorder tout ça. Enfin finir la conception, faire l’inventaire des pièces et tout assembler. Une broutille 😉

Y’a plus qu’à vider la chambre du bas…

Chambre du bas

La dalle béton n’est pas très plane. Petit ragréage avant de pouvoir y coller un parquet.

Cette chambre est prête pour la peinture, un poil d’électricité et un sol !

Les sols

L’arrivée des sols marque un gros virage.
Aboutissement des enduits, de la peinture et des finitions bois.
La maison ne ressemble plus beaucoup à un chantier. Il faut faire attention au sols en haut, aux murs blancs et aux enduits.

Fin de cette grosse transition. Repos, rangement, nettoyage et réorganisation indispensables pour passer à la suite…

Parquet palier et passerelle

L’exercice de l’escalier a été l’occasion de reviser les altitudes. Sur quelle hauteur vais-je baser ma dernière marche pour avoir des intervalles réguliers. Inévitablement, depuis les premières références d’altitude du chantier, quelques centimètres se sont immiscés entre la version fantasmée des plans d’architecture et ce que la maison est devenue 5 ans plus tard…
La planéité des planchers béton a été mesurée, et pour pouvoir aligner précisément le plancher des chambres, de la salle de bain (en partie faite; 2 cm de liège et 2,5 cm de fermacell), du palier et de la passerelle, il a fallut détailler précisément l’épaisseur des sols. En faisant quelques compromis sur les lambourdes des parquets des chambres, ça s’est décidé sur 6 cm.

Le palier

Petit entrainement avant la passerelle. Il faut ajouter à l’OSB de 23 mm des petites lattes de 14 mm, collées et vissées avant d’y fixer le parquet de chêne de 23 mm (qui sera aussi sur la passerelle et dans les chambres) lui aussi collé et vissé.
Ici, je colle car la portée de mon plancher est de presque 80 cm. Une fois assemblé, l’ensemble se comporte quasiment comme un élément de 60 mm d’épaisseur, largement suffisant pour cet entraxe.

La passerelle

Lors de la conception, j’ai eu du mal à imaginer des lampes pendre au plafond de la chapelle, je m’étais dit que j’éclairerai la salle à manger depuis la passerelle, et aussi la passerelle elle-même.

Même combat que pour le palier, son plancher sera composé de l’OSB, des lattes intermédiaires et du parquet, également collés et vissés. Par contre, ses champs devront accueillir des bandes LED.

Petite défonce pour intégrer les transformateurs de LEDs.

Sans oublier de passer les fils des lampes qui seront sous la passerelle.

Et woilà 🙂

Encore quelques marches et le chemin vers la chambre Ouest sera accompli…

Rez de chaussée Est

Gros morceau ! Un poil compliqué.

Ça fait bien longtemps que cette partie du chantier est en pose. Il faut d’abord ranger et nettoyer.

Ici la maison est isolée en liège car elle est partiellement enterrée. C’est la partie la plus sensible à l’humidité. Une lame d’air existe entre la maçonnerie et la double cloison, avec la possibilité de la ventiler.
Je dois appliquer du pare vapeur pour protéger les isolants de l’étage (à cause des réservations dans le plancher) et empêcher l’eau de condenser dans la lame d’air, derrière les panneaux de liège.

Dernier bout de mur à isoler.

Mais d’abord, il faut finir l’isolation du mur Est, raccordée au chaux-chanvre du mur Sud.

Montage de l’ossature en douglas 5 par 5 cm, avec une première couche de liège de 5 cm entre les montants.

Suivie d’une deuxième couche de 10 cm qui sera maintenue par des lattes vissées à la structure.

Démontage.

Pour la énième fois, je démonte les cloisons et la dernière couche de liteaux pour mettre en place la pare vapeur.

J’en profite pour remettre au propre les gaines électriques.

Derniers bouts d’isolant.

J’utilise des chutes de laine de bois ou de coton lin chanvre pour finir d’isoler le haut des murs extérieurs, et corriger les ponts phoniques au dessus des cloisons.

Pare vapeur.

J’applique le pare vapeur au plafond et aux murs, jusqu’aux parties maçonnées. Les murs isolés en chaux chanvre ou chaux liège gèrent leur humidité.

Cloisons en ossature bois.

Je fini de structurer le plafond avec des liteaux espacés de 40cm, qui recevront le fermacell et serviront de vide technique.

Plaquage

Pour des raisons de gestion de stock (le tas de fermacell est au milieu de la dalle), je commence par le plafond et les murs extérieurs, d’abord de la chambre…

Suivi par la salle d’eau…

Ça continue avec l’ossature des cloisons de la salle d’eau, avec gaines électriques et plomberie radiateurs.

Reprise du plaquage avec le plafond de l’entrée, puis des cloisons de la salle d’eau (avec isolation en laine de bois).

On termine par la cloison de la chambre, avec isolant et plomberie.

On fini la mise en place du fermacell par des éléments de mobilier de la salle d’eau…

on raccorde le rez de chaussée à l’étage, dans la cage d’escalier…

et enfin, derniers bouts, le placard de l’entrée !!!

Encore une (très) grosse étape qui se termine !!! C’est la fin de l’isolation et du plaquage. Le chantier est sur le point de changer de visage…

Ça fait 9 mois que je vise ce moment !
Je vais me faire une tite déprime… 😉

Isolation salon Partie 3

La suite du Fermacell, c’est dans le salon. Les plaques sont déjà stockées dans la chapelle. Rien de nouveau…
L’intérêt des épisodes du salon réside dans leur continuité. On monte la structure dans l’épisode 1, on pose l’isolant et le pare vapeur dans l’épisode 2, et on plaque dans le troisième. Tout y est.

Comme dans tous les cas précédents, aux plafonds ou aux rampants, l’entre-axe des montants est inférieurs aux recommandations, j’ajoute de la structure tous les 40 cm aux 60 existants (au dessus du pare vapeur).

Dans la foulée, je plaque le plafond en prenant soin de ne pas croiser les joints, ce qui limite les points faibles.

Je m’attaque ensuite au murs, et fini par les tours de fenêtres pour consommer un maximum de chutes.

Encore une pièce prête pour les enduits et la peinture !! 🙂

Fermacell Partie 2

On continue le chantier mis en pause en Septembre, lors de la reprise des chantiers humides.

Finir les rampants.

Pour respecter les recommandations du fabricant, on rajoute de la structure pour avoir 40cm d’entre-axe. Les plaques sont collées entre elles et une vis tout les 15cm.

Mais, pour des raisons pratiques et d’organisation, je continue avec le coffrage de la vmc et la cage d’escalier.

On s’attaque ensuite à la cloison pour poser un maximum de plaques. On va alors passer le reste des plaques dans la chambre et finir la salle de bain…

Je construis des éléments d’aménagement, fini la plomberie, l’électricité et branche la vmc.

Pour finir la salle de bain, et le fermacell (quelques plaques en trop), je me décide à faire la chape avec des chutes de liège en panneaux de 2cm (j’ai même raboté quelques panneaux de 3cm) suivies par deux épaisseurs de chutes de fermacell, collées et vissées entre elles. La dalle en béton n’est ni tout à fait plate ou horizontale, j’avais la flemme de faire un ragréage, j’espère que ça va marcher !

Sous la pression, la chape se comprime à certains endroits (pas bon pour le futur carrelage). Je laisse des charges en espérant voir la chape se déformer doucement pour se poser entièrement sur la dalle. Peut être que je mouillerai si ça ne suffit pas…

Et je fini la cloison !
Le placage de l’étage Est est terminé ! Encore des pièces prêtes à enduire, jointoyer et peindre… 🙂

Chaux suite, et fin !

L’hiver se rapproche vite…
On se concentre sur les derniers chantiers chaux dans la maison. Le nettoyage des bétonnières la nuit quand il fait 5°, y’en a marre !!!

Banchage de chaux chanvre dans l’entrée.

Trois murs sont encore à isoler et redresser. Le petit bout de mur Est (fond du placard) sera isolé en panneaux de liège, plus tard. L’objectif se porte sur les murs à bancher, et sur les chapes pour lesquelles j’ai besoin d’aide (mes lombaires particulièrement).

La structure du pignon est faite à l’étage (pas de photo). Il faut structurer le mur Sud de l’entrée pour recevoir environ 15cm de chaux-chanvre, et le pignon pour 5cm en moyenne (correction des ponts thermiques).

Dépoussiérage et application de la couche d’accroche (gobetis) à la projeteuse, après fixation définitive de l’électricité et protection du métal.

Et banchage !

Il restera encore quelques retouches de chaux chanvre sur les angles dans la chapelle et deux petits coffrages béton sur les pignons… Et les chapes !

Chapes de compression.

Intercalés dans le chantier chaux chanvre, les chapes vont se faire en présence de l’aide de Lise et/ou Pierre et de bonnes conditions météos.

La chape (sèche) dans la chapelle nous permettra d’accueillir le fermacell avant qu’il n’augmente de 15%…

Je vais un peu vite sur les recherches préalables. Le choix de la chaux est douteux (NHL 5) et l’humidité du mélange certainement très mauvais (beaucoup trop humide). Beaucoup de retraits apparaissent, les chapes sont bien fissurées. Celle du salon est un peu mieux car le tirage était plus rapide grâce à une chaux batardée (Batichaux : NHL5 et 20% de ciment).
Je ne suis pas content du résultat… Il est probable que ça fasse quand même le job.

Après quelques recherches supplémentaires, il semble que le choix de la chaux se porte sur la cohérence avec les chaux utilisées dans les couches inférieurs.
Et le mélange de la chaux et du sable doit se faire sec, puis humidifié légèrement pour rester « sableux » et non « crémeux ».

Conduit et poêle.

Quelque part au cours de ces chantiers, après la chape de la chapelle, je vais installer le conduit de fumée et un vieux poêle qu’Elodie nous prête. Le passage de l’ancienne cheminée avait été réduit pour laisser passer une tube double peaux isolé de 180 (intérieur, 230 extérieur). Le diamètre maximum est installé, on ne sait jamais… Qui peut le plus peut le moins !

Et je réduit en 120 jusqu’au poêle (même diamètre que le poêle bouilleur serbe qui sera installé).

FEU !

On va pouvoir chauffer et travailler au chaud (enfin pas trop froid) !!!

Tableau électrique

En parallèle des chantiers en cours, je me décide à commander le matériel électrique, poussé par l’inflation…

J’en ai aussi bien marre de cette pieuvre dégueulasse qui pend au mur, et de raccorder temporairement des d’éléments au vieux tableau. On va pouvoir ranger les enrouleurs…

On a aussi hérité d’un beau compteur linky de merde, sans notre consentement, sur un malentendu… Bref, c’est fait 🙁

Gros coup de clean au tableau !

J’appelle Seb pour qu’il vienne m’aider un peu, au moins à démêler cette fameuse pieuvre. Il n’est pas dispo avant un bon moment…
Bon, ben je vais me débrouiller seul (ça ne vous rappelle rien ?) !

Certaines inscriptions ont disparues des bouts de scotch.
J’imprime quelques schémas de câblage des interrupteurs, va et vient et télérupteurs. Avec ça sous les yeux, je branche d’abord ce qui semble évident, et par déduction, j’arrive à brancher le reste.
Maintenant, on peut aussi switcher entièrement le chalet sur le système solaire ! (en cas de coupure réseau) 🙂
Et j’installe correctement la boxe, et un switch réseau que je brancherais plus tard…

Ça fait un bon coup de propre !

Le tableau est fini, toute la chapelle est raccordée ! Il este encore à déployer quelques gaines dans les cloisons, à installer les mécanismes dans les chambres, salles d’eau et salon, et aussi à tirer les fils audio et ethernet.

Fermacell Partie 1

L’isolation « membrane » des étages Est et Ouest et du salon est finie, on va pouvoir commencer à plaquer.

On a la visite de Youri pour deux semaines. Il vient nous prêter la main. 🙂
On profitera aussi de sa présence pour la projection de chaux chanvre.

Un peu d’électricité.

On tire les gaines qui seront enfermées dans les murs extérieurs et les rampants.

Plaquage.

On commence donc à l’Est.

Et pour des raisons d’organisation, on va vite passer à l’Ouest.
La petite chambre est vite finie ! Lise pourra faire des enduits de finition…

On continue un peu à l’Est, et on s’arrête à nouveau pour le chantier de la voute…

La suite dans la partie 2…

Les murs en chaux chanvre

Préparation.

Les murs extérieurs sont structurés avec des lambourdes 40*60 et recevront entre 15 (au Sud) et 20cm (au Nord) de béton.
Il me reste à structurer les murs pignons qui recevront une petite couche de 5 cm (correcteur thermique), à monter les derniers boitiers électriques, l’extracteur de la cuisine, et à mettre au propre les sorties pour l’échangeur du poêle.

Application

On va (avec l’aide de Lise) d’abord s’attaquer au Nord, en traitant en même temps, le mur extérieur et les pignons. On utilise toujours la technique du banchage. Sur le mur extérieur, on utilise des entretoise pour noyer la structure dans le béton. Sur les pignons, on visse directement les banches sur la structure, et certaines parties sont remplies à la main en raison du manque d’espace pour glisser la matière ou la tasser.

On passe au Sud. Idem sauf que c’est un peu moins épais sur le mur extérieur, et plus simple parce qu’il y a beaucoup moins d’éléments dans le mur.

On va s’arrêter à l’amorce du bout de structure de la voute (qui n’est qu’un essais). J’avais mis en pause à cause de la passerelle, et c’est très bien tombé car j’aurais été bien embêté pour faire les murs dans une chapelle pleine d’échafaudages. Les températures chutent et le travail de la chaux va vite être compromis. Je choisis de finir la saison avec les pignons du salon. On échafaudera et reprendra la structure de la chapelle pour le printemps…

La salon.

On traite le pignon coté salon, comme du côté de la chapelle. Structure légère pour appliquer environ 5 cm. Ça permet de corriger les ponts thermiques en coupant le phénomène des parois froides.
En prenant mes repères dans la pièces, je me suis rendu compte que le mur Nord était très irrégulier du côté de la chapelle. En faisant au plus juste avec les laines isolantes, on se serait retrouvé avec une épaisseur trop juste au minimum. On va rattraper le mur en chaux chanvre pour combler le manque. L’isolation en laine viendra s’ajouter à la reprise, on ne lésine pas avec les murs Nords ! 😉

Vous pouvez maintenant me suivre sur youtube. Vous trouverez ici l’étape de ce chantier détaillée en vidéo.

On est mi Novembre, j’ai l’impression que la maison bascule dans son inertie froide; certains jours, il fait plus froid dedans que dehors. Je crois bien que c’est le dernier chantier chaux de l’année…
On va faire autre chose.